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Le blog de audeladesetoiles.com

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Découvrir ou partager le bonheur du chemin de St Jacques depuis Marseille par mes photos, films et conférences.

Scénario et commentaires Roman

La vie à la ville 

Toulouse au XV è siècle

Le XVe siècle débute par la création du Parlement toulousain par Charles VII. En accordant une exemption de taxes, le roi renforce son pouvoir et défie l’administration des Capitouls. Investi de droits de juridiction, le parlement gagne par la suite son indépendance politique. Ce siècle connaît aussi de nombreuses disettes. Les routes ne sont plus sûres.

En mai 1437, une crue de la Garonne emporte les moulins de Bazacle et détruits des maisons du quartier Saint-Cyprien[53]. Si les crues de la Garonne n'épargnent pas Toulouse tout au long du Moyen Âge[54], la principale catastrophe médiévale qui touche la ville est le grand incendie de 1463, une des pires catastrophes du Moyen Âge français[55], bien connue grâce à une importante documentation[56].

Toulouse subit plusieurs grands incendies. Le premier répertorié est celui de 1242, qui ravage la rue du Bourguet-Neuf, à nouveau touchée en 1303. Un autre se déclare le 5 avril 1257 place Saint-Géraud ; les quartiers de la Daurade et du Bazacle brûlent en 1297, et sont à nouveau ravagés par les flammes en 1429 et 1442. La rue du Taur, en 1400, le quartier des Changes en 1408 sont aussi touchés[52]. En novembre 1430, ce sont les églises Saint-Nicolas et Saint-Cyprien qui sont détruites[57]. Mais c'est en 1463 que le Grand incendie de Toulouse ravage la ville : le brasier détruit la ville pendant quinze jours. Parti le 7 mai du fournil de deux boulangers de la rue Sesquière, près des carmes[58], il est attisé par un vent d'autan du sud-est. Sec et chaud, très violent, soufflant en rafales, il augmente la température jusqu'à plus de 40 °C, supprime toute humidité dans les sols, les murs et l'air. Il facilite sa propagation en transportant des flammèches et des escarbilles. Enfin, il favorise les montées de température du foyer et rend l'air irrespirable, bloquant toute action des combattants du feu. Le 22 mai, un vaste secteur de 800 m sur 600 m est détruit, soit les deux tiers de la cité[59]. Plusieurs églises et couvents sont détruits, dont ceux des Franciscains, de la Daurade, la Chapelle Redonde[60], ou le couvent de la Trinité et son quartier. La Grande rue, les quartiers des Filatiers, des Paradoux, de la Pierre, des Changes, des Bancs Majeurs, des Puits-Clos, etc. sont les quartiers anéantis. L'incendie, outre le vent l'attisant, a été favorisé par l'étroitesse des rues du vieux centre, où les maisons étaient construites en matériaux combustibles et abritaient d'importants stocks de marchandises[60]. Il étendit ses ravages jusqu'à l'hôtel de ville. Il a été étudié en détail par P. Saliès, dans son article « Le grand incendie de Toulouse de 1463 », Mémoires de la société archéologique du Midi de la France, tome XXX, 1964. Parmi les conséquences immédiates, les Catalans furent persécutés : comme souvent sous l'Ancien Régime, ils sont emprisonnés, les prisons étant installés dans des forteresses, ce qui est le seul moyen pour les autorités de les protéger[61].

L'incendie est une catastrophe : de nombreux propriétaires sont ruinés : leurs biens sont rachetés par des hôteliers, des marchands de bois (fustiers), des notaires, mais aussi des ouvriers[62]. Si dans les années qui suivent, on note certes une multiplication des contrats de location[63] et un foisonnement d'hôtels particuliers luxueux appartenant aux élites fortunées de la ville[64], les quartiers populaires restent en friche très longtemps. Ainsi, en 1478, 11,4 % de la ville est toujours non-reconstruite, mais 44,7 % du quartier populaire de la Daurade[65]. L'activité économique antérieure est pourtant rétablie dès les années 1468-1472[63]. Les subventions et les exemptions de taille sont suspendues par le roi Charles VIII en 1485, qui considère que la ville est très bien et suffisamment rebâtie et repeuplée[66]. Plus positivement, les historiens relèvent le plus grand soin apporté à l'entretien des deux ponts sur la Garonne dans les années qui ont suivi la catastrophe : en effet, ces ponts ont permis l'évacuation d'une partie des habitants pris au piège[67]. On creuse aussi des puits dans des quartiers qui étaient privés de tout apprivisionnement en eau : Saint-Étienne, Esquirol, Rouaix[68]. D'autres mesures préventives sont prises dès le 10 mai, sans réussir à freiner l'avancée de l'incendie[69]. Certaines mesures sont maintenues après la catastrophe, comme les visites domiciliaires pour vérifier l'état des cheminées et donc limiter les risques d'incendie[70]. À plus longue échéance, la reconstruction du couvent de la Trinité a pris près d'un demi-siècle, et l'église est consacrée seulement en 1511[65]. Parmi les projets qui n'ont pas abouti, celui de créer plusieurs bras de la Garonne, afin de bénéficier de pare-feux[68].

Toulouse, sur l’itinéraire des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle

Publié le 03/09/2004 à 11h43 (mis à jour le 06/01/2005 à 13h55)

http://www.chu-toulouse.fr/local/cache-vignettes/L187xH113/chemin_st_jacques-93fd8.gifSituée le long de la Via Tolosana, Toulouse était une ville-étape de pèlerinage importante, drainant pendant des siècles un flot de pèlerins conséquent. Plus d’un millier de pèlerins y transitaient par jour au Moyen Age. Toulouse est mentionnée dans tous les itinéraires, en particulier dans le Guide du pèlerin d’Aimery Picard en 1140, mais aussi dans la Carta itineraria Europa où figure, entre autre, l’Oberstrasse des Allemands.
Toulouse n’est cependant pas seulement une étape aux seuls bénéfices des pèlerins de Saint-Jacques : c’est aussi le point de rencontre de ceux de Saint-Gilles, de Saint-Roch et surtout de Saint-Sernin (la Basilique Saint-Sernin abrite 175 reliques de Saints : c’est la plus grande concentration reliquaire au même endroit après Saint-Pierre de Rome). La masse de pèlerins trouvait de quoi se loger et se soigner dans l’Hôpital Saint-Jacques du Bourg situé près de Saint-Sernin, un des nombreux petits établissements hospitaliers existants alors à Toulouse...

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Tolosa

Tout naturellement je me dirigeai par la rue de Claustre puis celle du Taur[1]vers l’Eglise St Sernin car je ne pouvais manquer d’aller m’incliner et honorer Saint Saturnin qui était mort traîné par un taureau pour ne pas avoir renié sa foi.

Aux abords de la basilique dont la flèche subissait encore une de ses nombreuses modifications, des groupes de pèlerins en partance pour la Galice se mêlaient aux autres chrétiens.

…Je ressortis de mon entretien dans la rue éclairée d’un soleil, à peine au tiers de sa course. Je m’en allai récupérer Fantin non loin de l’Hôtel de Ville puis tenant ma monture par la bride, je passai devant le monastère des Jacobins, me dirigeai vers les bords de Garonne, évitai le Pont de La Daurade, longeai l’église Notre dame du même nom pour poursuivre rive droite et traversai le fleuve par le Pont Vieux. Je franchis les murailles de St Cyprien et empruntai enfin la route des pèlerins par-delà l’Hôpital St Jacques.

 Les propos de l’évêque m’accompagnèrent le long d’une route bien entretenue qui me menait vers l’Isla de Baish[2].

[1]Le nom de la rue du Taur fait référence au martyre de Saint Saturnin, dit Saint Sernin. Saint Saturnin était le premier évêque de Toulouse, martyrisé en 250.

[2]En occitan, elle est nommée L'Isla de Baish (l'île d'en bas) par opposition à L'Isla de Haut (l'île d'en haut en occitan gascon) Le seigneur de l'Isle, étant parti aux croisades, aurait baptisé son fils dans le Jourdain lui donnant le nom de Jourdain (Jordan en occitan).

 

 

Sur le Chemin au XVème siècle 

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